Conférence Intelligence Artificielle

Si ces robots s’humanisaient, inversement les êtres humains se robotiseraient-ils ?

Paul Guth

 

(étant donnée que la vidéo n’est pas encore disponible, je ne peux la fournir ici)

Artificiel :
Du latin artificialis (« fait avec art »)

Créé de toutes pièces, inventé, programmé.

Programmé, comme une intelligence artificielle.

Bien  que  beaucoup  de  monde  ne  soit  pas  forcément  doté  de  la  version  naturelle,  l’intelligence artificielle est non-seulement un sujet d’étude très large, mais aussi un sujet de rêve pour beaucoup.
J’en prend pour exemple la série littéraire Hyperion de Dan Simmons ou le technocentre occupe une place importante.

Mais restons sur la définition. Qu’est-ce qu’on attend d’une intelligence artificielle ?
Prendre des décisions. Mais quels types de décisions ?
Allumer ou non le chauffage central ? Gérer la  bonne marche d’un réseau de métro ? Régler les conflits au proche orient ?
Aujourd’hui,  à  peu  près  tous  les  systèmes  électroniques  peuvent  être  considérés  comme  des intelligences artificielles. Mais tout part d’un concept très simple : la logique binaire.
Oui ou non. Ce sont les seules réponses que peut fournir un système électronique simple. A partir des informations qu’on lui donne qui sont aussi des oui ou des non. Ce  qui  va  faire  qu’on  va  pouvoir  traiter  des  problèmes  complexes,  c’est  la  simplification  de  ces problèmes en question basiques.
Je prends l’exemple du thermostat : pour savoir s’il doit monter le chauffage, il va avoir besoin de 2 informations : sur quelle température il est réglé, et quelle est la température de la pièce. Et c’est à travers un algorithme simple qu’il va en déduire : j’allume ou j’éteins.
En  comparaison,  pour  gérer  un  système  de  métro  automatique,  on  va  avoir  besoin  de  plus d’informations : présence ou non d’une rame arrêtée à tel arrêt, position ouverte ou fermée des portes de  sécurité,  position  de  chaque  rame  sur  le  réseau,  et  cætera.  Là  aussi,  on  a  un  algorithme.  Pas vraiment le même. Carrément plus complexe.

Ce  qui  nous  amène  à  classifier  les  intelligences  artificielles  entre  les  faibles  et  les  fortes.  Avec évidemment beaucoup de nuances entre les deux. D’ailleurs si vous avez vu le dernier film, j’ai bien plus peur d’un hélicoptère qui s’en tape des lois de la physique que d’un robot tueur. Mais restons sérieux : ce qui définit une intelligence artificielle, c’est sa capacité à gérer des situations plus  ou  moins  complexes.  Avec  un  des  objectifs  de  l’IA  forte :  avoir  conscience  de  sa  propre existence.

Mais il y a encore un peu beaucoup de chemin à parcourir. On essaye de plus en plus de rapprocher une  machine  d’un  humain.  Et  une  des  capacités  fondamentales  d’un  humain,  c’est  sa  capacité  à apprendre. Et pour ça, on va utiliser des réseaux de neurones. Calqués sur la structure d’un cerveau humain. Presque comme celui que vous avez. Enfin la plupart d’entre vous. J’espère.
Parlons plus précisément d’apprentissage supervisé.
Et en exemple, je prends le traitement et l’analyse d’images. On va faire ingurgiter des centaines d’images à l’algorithme en lui indiquant ce qu’il est censé y voir.

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Voiture, Voiture, pas voiture.

Ces  fameux  neurones  vont  au  fur  et  à  mesure  intégrer  les  différents  éléments  de  l’image  qui permettent de définir ce qu’est une voiture. Par exemple la présence de roues, d’une carrosserie d’une certaine forme, et caetera.
Selon la complexité du réseau et la quantité de données utilisées pour l’apprentissage, on peut avoir des résultats plus ou moins probants. D’ailleurs Google a déjà publié les résultats de son propre algorithme d’analyse d’images avec des résultats généralement cohérents.
In  reste  chez  Google  pour  évoquer  rapidement  leur  projet  de  voiture  autonome.  Elle  analyse  sa position GPS, sa propre vitesse, l’état de la  route, la position des autres voitures ainsi que leurs vitesses relatives et d’autres choses encore. Tout ça pour pouvoir rouler de la même manière qu’un conducteur humain. A cela près qu’une machine ne se fatigue pas et qu’elle ne profère pas de jurons envers les autres usagers qui ont apparemment eu leur permis dans une pochette surprise.

Professeur Sims

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