Billet de minuit 2 – Un voyage

Les questions montrent l’étendue de l’esprit et les réponses sa finesse.
Joseph Joubert

Il m’arrive parfois de me perdre entre deux lectures d’articles. M’obligeant parfois à marquer une pause qui veut dire « Je ne comprends toujours pas. » C’est pourtant là qu’il existe un grand intérêt: savoir ne suffit pas, il faut comprendre. Et c’est par le chemin vers les réponses qu’on accumule la structure du raisonnement, les pré requis indispensables au passage des étapes suivantes.

Cela fonctionne de même pour toutes les découvertes: ceux qui découvrent ont abattu un travail difficile, mais avec le recul et la maturation du temps, nous pouvons considérer aujourd’hui le résultat de leurs travaux comme évidents. Du moins si ils n’ont pas étés contredits. Petite pensée pour Jean-Baptiste de Lamarck au passage. Mais cela ne nous dispense pas de refaire le cheminement intellectuel qui a mené aux dites découvertes. En laissant de côté les fausses pistes écartées par ces découvreurs, celles-là même qui ont parfois retardé leurs travaux et dont nous n’avons pas besoin de nous embarrasser aujourd’hui.

Apprendre est un pèlerinage de l’esprit, au sens le plus strict du terme: faire des efforts pour assimiler et intégrer à notre réflexion des éléments démontrés et couramment admis. Admis non pas par l’acclamation populaire, mais bien par les faits, les essais, les expériences et l’analyse. Pour paraphraser un proverbe asiatique, on peut clairement dire que le voyage est au-moins aussi important que la destination. Car c’est par ce voyage qu’on apprend réellement à connaitre la destination. Et c’est aussi là qu’on peut entrevoir l’existence d’autres endroits à explorer, si on en a le courage et la volonté.

Si je peux me permettre un conseil: N’arrêtez jamais de poser des question.

Professeur Sims